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dimanche 17 octobre 2010

Road Thoughts

 

La route. Moi. La nuit. Il ne fait pas vraiment nuit en fait, il n'est que 19h, mais en cette saison il fait déjà noir. Je m'engage sur l'autoroute avec prudence, les gens roulent toujours plus vite la nuit. En plus il pleut, c'est une véritable tempête. J'exagère sans doute, ça c'est la contagion de mes années d'étude à Marseille, mais on va dire que ça flaque bien. Ha zut il faut que je passe mon rétro en mode nuit. Bon voilà c'est fait, j'ai pas oublié mes phares quand même ? Non c'est bon. Ha putain maintenant c'est la buée qui s'y met, bon, droite droite droite, toutes les molettes à droites et soufflez jeunesse.

J'aime bien conduire la nuit, quand je suis en forme, on se retrouve face à soi même, au milieu de lumières qui filent de manière insolentes et dangereuses. Le froid me calme, j'ai toujours eu tendance à être tendu en voiture, mais le froid et la nuit me font du bien, il faut juste pas que je m'endorme. Ça m'est déjà arrivé.

J'ai les doigts qui s'engourdissent avec le froid, cette fois on passe en milieu, droite, droite pour les molettes. Je me met à tousser en respirant l'air chaud et poussiéreux qui sort maintenant des aérations de la voiture. Ce con de garagiste m'a dit avoir changé le filtre, ben avec l'ancien je toussais pas, remettez moi l'ancien. Faudra que je lui demande pour voir.

Et j'avale les kilomètres. Je me demande aussi comment je vais rentrer la semaine prochaine, si la grève se poursuit, je ne pourrais pas retourner au travail après les vacances, faute de pouvoir faire le plein.

Putain les gens sont fous. Ils roulent à 130 sous une pluie battante, de nuit, alors qu'on y voit que dalle. Et ils soulèvent par la même occasion des vagues qui viennent s'écraser sur mon pare brise lorsqu'ils me doublent. Pourtant je ne roule pas à 90, je roule même à 110. Ce qui me fait doubler ceux qui roulent à 90, de manière plus ou moins dangereuse puisque je les vois assez tard. L'obscurité et la pluie font perdre les notions de distance, il ne faut se fier qu'au marquage au sol pour connaître la distance avec les autres véhicules. Les gens qui me doublent se rabattent juste devant moi. Tout va bien, la sécurité routière a encore de beaux jours devant elle.

Merde, j'aurais pas loupé l'entrée d'autoroute ? Pfff je suis stupide, j'y suis déjà. Bon, ça, ça veut dire que je fatigue. Je baisse le chauffage qui m'endors, et je me concentre sur ma conduite. Ha, le tunnel, je vais bientôt sortir, dans une dizaine de kilomètres.

Ça va, il n'y a pas trop de monde aux caisses, même c'est étonnamment vide, il faut croire que les gens ne prennent pas l'autoroute quand il pleut. Ha mais non, je suis con, c'est 20h, tout le monde est chez soi à 20h.

Bon, j'espère qe je vais pas louper ma sortie après la voie rapide qui suit l'autoroute, même si je connais la route, j'ai toujours peur de me tromper.

C'est toujours le bordel à Plan de Campagne, tout va bien. Saint Antoine, Les Aygalades, Les Arnavaux, La Rose, ça y est.

La pluie se calme. Bonsoir Marseille, je suis de retour.

lundi 28 juin 2010

Penser à rentrer en vie...

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